En suivant notamment des femmes et enfants sans-papiers, Pauline documente des moments de tendresse et de lutte, espérant sensibiliser le public aux réalités de l’exil et des inégalités sociales. Ses œuvres, souvent marquées par une dureté poignante, visent à provoquer une prise de conscience et à encourager l’engagement social.
Nous exposerons ses travaux à l’occasion de l’exposition Ça va bien se passer lors du festival Burning Womxn à la Bellvilloise.
Quelles sont les influences majeures (artistes, mouvements, événements) qui ont façonné ton approche artistique ?
Mes influences photojournalistiques majeures évoluent avec le temps et l’expérience. Elles viennent de mon père, photographe des vacances quand j’étais petite, des livres d’histoire et des grandes personnalités de la photographie que j’ai découvertes au fil des années. Aujourd’hui, mes influences viennent de celles et ceux que je rencontre un peu partout, dans le métro ou dans la rue. Ce sont les gens que l’on remarque ou que l’on ne remarque pas, les oubliés comme les très visibles. L’actualité globale et locale impacte ma vision du monde, de l’autre et par conséquent mon travail que j’espère toujours être au plus proche de l’humain.
Comment illustres-tu l’intime dans ton travail ? Pourquoi est-ce pour toi un sujet pertinent à explorer ?
Mon travail de photojournaliste documentaire s’articule autour de l’exil et des grandes précarités. En suivant notamment ces femmes et enfants sans-papiers en Ile-de-France, photographier l’intime au travers de câlins et de moments familiaux a été pour moi la plus douce manière de les voir se sentir exister. Dans les squats, lors de trajectoires et de vie en rue, les moments de retrouvailles ont toujours été porteurs d’espoir et de joie pour ces personnes en situation de survie permanente.
Y a-t-il un événement personnel ou politique spécifique qui a inspiré l’une de tes œuvres réalisées (ou présentées lors de l’expo) ?
Depuis ces dernières années, les expulsions en chaîne des familles sans-papiers de logements sociaux en Ile-de-France ont orienté mon travail sur cette absence de solutions d’hébergement. Pendant deux ans, j’ai suivi notamment les femmes de ce squat à Montreuil dans leur organisation du lieu et leurs recherches de logement et de régularisation.
Comment perçois-tu l’importance de cette exposition et du festival dans le contexte actuel ? Quel impact espères-tu qu’elle ait sur les visiteurs et artistes ?
Dans un climat où les minorités sont en danger sur le territoire français et dans le monde, cette exposition et ce festival sont pour moi un radeau de bienveillance et d’informations sur le vivre ensemble et la lutte pour les droits humains.
Comment penses-tu que les thèmes de l’intime et du politique évolueront dans ton art à l’avenir ?
Mon travail sur les enjeux de genre et sur les grandes précarités suit son cours. Pour autant, compte tenu de la situation politique en France, j’ai peur que les droits des minorités de genre et des personnes exilées soient fortement affectés et bafoués.
Comment perçois-tu l’importance de cette exposition et du festival dans le contexte actuel ? Quel impact espères-tu qu’elle ait sur les visiteurs et artistes ?
Dans un climat où les minorités sont en danger sur le territoire français et dans le monde, cette exposition et ce festival sont pour moi un radeau de bienveillance et d’informations sur le vivre ensemble et la lutte pour les droits humains.
Parle nous de l’évolution des thèmes de l’intime et du politique dans ton art.
Mon travail sur les enjeux de genre et sur les grandes précarités suit son cours. Pour autant, compte tenu de la situation politique en France, j’ai peur que les droits des minorités de genre et des personnes exilées soient fortement affectés et bafoués